Colin Arboriste, Société par Action Simplifiée Unipersonnel (SASU) au capital de 1000€ - Numéro Siret : 84390853400012
Numéro Siren : 843908534 Numéro TVA intracommunautaire : FR6843908534 109 avenue René Cassin, 91390 Morsang sur Orge

Je m'appelle Yanic Colin, je suis Arboriste-grimpeur et fondateur de la société Colin Arboriste. Ma passion pour les arbres remonte à ma plus tendre enfance et j'ai décidé de vous raconter un événement marquant de cette époque qui m’influencera pour le reste de ma vie et qui vous permettra de comprendre pourquoi j’en suis là aujourd’hui. Bonne lecture.

"Le calme avant la tempête"

Vacances de Noël, 1999 :

 À 7 ans, je partis avec ma famille passer les fêtes de Noël chez mes grands parents, à la campagne.

C’était mon moment préféré de l’année. Mon grand père était boulanger, sa boutique se trouvait au rez-de-chaussée et embaumait le reste de la maison d’une odeur de pain chaud et de croissant.

Il habitait à l’étage et derrière leur maison se trouvait leur jardin. Une vieille barrière en bois le séparait des champs d’à coté, à perte de vue.

Un paysage dépaysant pour le petit garçon de la ville que j’étais. Dans ce jardin se trouvait un majestueux chêne centenaire. Il était immense et avait des grandes branches charpentières qui passaient au dessus de leur maison.

Tout le monde adorait ce chêne, il apportait un coin d’ombre pour les repas de famille pendant mes vacances d’été et ses branches se recouvraient de neige durant l’hiver. Je me souviens encore du soleil bas d’hiver qui l’illuminait et projetait son ombre sur tout le champ enneigé d’à côté.

 

Le soir de Noël, ma grand-mère avait préparé une excellente dinde farcie pour le repas, et mon grand-père une immense pièce montée pour le dessert. Le crépitement du bois dans la cheminée accompagnait les conversations des adultes. Toute la famille était réunie pour passer un moment qui devait être inoubliable.

 

Il le fut, mais pas de la bonne façon, et j’étais loin de me douter que tout cela n’était que le calme, avant la tempête.

 

Le lendemain de Noël, le 26 décembre 1999, la France fut frappée par une des plus grandes tempêtes que l’Europe n’ait jamais connue, causant des dommages sans précédent avec des vents en montagne soufflant jusqu'à 259 km/h.

Pris de panique, mes parents emmenèrent ma sœur et moi au fond de la boutique, là où le reste de ma famille s’était réfugiée dans la précipitation.

Un craquement, suivi d’un brouhaha fracassant se fit entendre. J’eus l’impression que tout le bâtiment allait me tomber sur la tête. Dans la tempête, une des grandes branches du chêne avait cédé et était tombé sur le toit de la maison.

Le choc fut tel que la vitrine de la boutique au rez-de-chaussée se brisa et laissa rentrer un vent violent et glacial à l’intérieur de la boulangerie.

 

Après la tempête, tout était brisé. La branche avait littéralement traversé le toit. Tout cela engendra d’énormes frais pour réparer les dégâts, et mon grand père était dépité. Il dut fermer la boutique le temps de réparer les dégâts, faire appel à une société pour retirer la branche du toit, appeler un couvreur pour refaire la toiture, remplacer la vitrine, puis par crainte qu'une nouvelle tempête n’arrive, il appela un bûcheron-élagueur pour faire abattre ce qu’il restait du chêne. Tout cela leur avait coûté à l'époque beaucoup de leurs économies, des « millions de centimes » comme disait mon grand-père, et la vie d'un chêne inestimable, qui jusque-là, avait pourtant survécu à deux guerres mondiales.

 

Vingt ans plus tard, ma passion pour les arbres me fit devenir Arboriste-grimpeur. Une fois mes études terminées, j’ouvris mon entreprise et aujourd’hui, mon métier consiste à faciliter la cohabitation entre les hommes et les arbres, maintenir les arbres en les taillant de la bonne façon et abattre ceux devenus trop dangereux.

Si mon grand père avait fait appel à un Arboriste avant la tempête, il aurait pu réaliser une « taille d’allègement » pour réduire le poids des branches les plus à l’horizontal, faire une « taille sanitaire » pour supprimer les branches déjà fragilisées, et faire une taille dite de « transparence » pour que le vent circule mieux à l'intérieur du houppier, et donc diminuer sa prise au vent. La branche n’aurait jamais cassé, le chêne n’aurait jamais été abattu, et je pourrais encore passer des moments mémorables à l’ombre de cet arbre qui eut tant d’importance pour moi. Je me suis promis que je ferais tout pour entretenir au mieux le patrimoine arboré de nos villes, et je cherche toujours le meilleur compromis pour que vous puissiez conserver vos arbres, sans danger et en toute sécurité, pour vous et vos proches.