La chenille processionnaire

 Questions / réponses 

 

"Qu’est-ce que la chenille processionnaire du pin ?"

La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa. Elle fait partie de l’ordre des Lépidoptères.

Durant la fin du printemps jusqu’au début de l’automne, les papillons femelles déposent leurs œufs sur les aiguilles de pins.

 

Ceux-ci éclosent au bout de cinq à six semaines pour livrer des chenilles qui mueront à cinq reprises.

Arrivées au cinquième stade de la métamorphose, les chenilles tisseront un nid de soie où elles se regrouperont pour passer la journée et l’hiver. Les chenilles sortent la nuit pour s’alimenter des aiguilles de pins.

Les nids sont facilement repérables sur vos pins, en bout des branches.

Sous la conduite d’une femelle, la colonie quitte le nid et, en procession, gagne le sol où chaque chenille s’enfouira pour engager le processus de transformation en chrysalide.

La période des processions démarre mi décembre pour se terminer mi avril.

Il peut s’écouler une ou plusieurs années avant que le papillon adulte n’émerge de la terre pour recommencer le cycle de reproduction.

Le mâle meurt au bout d’un jour ou deux, la femelle quelques heures plus tard le temps de pondre.

"Quels sont les dangers ?"

  • Contact avec la peau: apparition dans les huit heures d'une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. La réaction se fait sur les parties découvertes de la peau mais aussi sur d'autres parties du corps. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l'intermédiaire des vêtements.

  • Contact avec les yeux: développement après 1 à 4 heures d'une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants). Quand un poil urticant s'enfonce profondément dans les tissus oculaires, apparaissent des réactions inflammatoires sévères avec, dans de rares cas, évolution vers la cécité.

  • Contact par inhalation: les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficutés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires dues à un bronchospasme (rétrécissement des bronches comme dans l'asthme).

  • Contact par ingestion: il se produit une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins qui s'accompagne de symptômes tels que de l'hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

Une personne qui a des contacts répétés avec la chenille processionnaire présente des réactions qui s'aggravent à chaque nouveau contact. Dans les cas sévères, il peut y avoir un choc anaphylactique mettant la vie en danger (urticaire, transpiration, oedème dans la bouche et la gorge, difficultés respiratoires, hypotension et perte de connaissance).

"J'ai été en contact avec des chenilles, que faire ?"

Les premiers soins en cas de contact avec les chenilles processionnaires dépend du type de contact et de la gravité des symptômes.

En cas de symptômes généraux

Les personnes qui, en plus des signes locaux, présentent des symptômes généraux tels que malaise, vertiges, vomissements, doivent être dirigées vers un hôpital.

En cas de contact avec la peau :

  • Ôter tous les vêtements et les manipuler avec des gants. Les vêtements seront lavés à température la plus élevée possible et séchés au séchoir.

  • Laver la peau abondamment à l'eau et au savon.

  • On peut éventuellement se servir de papier collant pour décrocher les poils urticants de la peau, un peu à la manière d'une épilation. Brosser soigneusement les cheveux si nécessaire.

  • Les antihistaminiques peuvent soulager les démangeaisons. Consultez un médecin en cas de forte éruption cutanée.

En cas de contact avec les yeux :

  • Les yeux doivent être rincés, de préférence chez un ophtalmologue après application d'une solution anesthésique locale.

  • Après le rinçage, un examen minutieux des yeux exclura la présence de poils urticants résiduels.

  • Les poils profondément ancrés dans les tissus oculaires doivent être ôtés chirurgicalement.

En cas de contact avec les voies respiratoires :

  • L'évaluation des symptômes respiratoires se fait par un médecin. Celui-ci donne un traitement adapté aux symptômes. Le traitement comporte des antihistaminiques et/ou des corticoïdes et des aérosols ou des nébulisations.

En cas d’ingestion :

  • Diluer la quantité de poils ingérés en buvant un grand verre d'eau. On peut tenter d'enlever les poils de la muqueuse de la bouche en raclant prudemment à l'aide d'une spatule ou d'une compresse.

  • Une endoscopie sous anesthésie générale est souvent nécessaire pour extraire les poils urticants profondément ancrés dans les muqueuses de la bouche, de la gorge ou de l’œsophage.

"Quelles méthodes pour lutter contre ces chenilles ?"

Avec l’aide d’institut comme l’INRA et ses chercheurs qui tentent de mieux comprendre la dynamique des populations de processionnaires et de mesurer l’étendue des dégâts qu’elles provoquent. D’autre part, ils affinent les armes de la riposte : respectueuses de l’environnement, les méthodes qu’ils mettent au point permettent de se prémunir contre une infestation de chenilles en ville ou à la campagne et de prévenir leurs pullulations.

Il existe actuellement plusieurs méthodes pour contrer l’invasion et vous protéger des chenilles. 

C'est à dire la suppression de tout les nids et brûler sur place. Période septembre à janvier.

Permet de récupérer et détruire les chenilles qui descendent de l'arbre pour passer au stade chrysalide. + de 96% de taux de réussite aux essais INRA. Période de novembre à avril.

À ne pas dédaigner, les mésanges vont réguler la population de chenille. Une mésange peut manger jusqu'à 40 chenilles / jour.

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